Être ami de la croix de Jésus-Christ
Multi ambulant, quos sæpe dicebam vobis, nunc autem et flens dico, inimicos crucis Christi. (De l’épître aux Philippiens, chap. III.)
«Souvent je vous l’ai dit, et je vous le répète en pleurant, il y en a beaucoup qui vivent en ennemis de la croix de Jésus-Christ.»
C’est là un des miracles de Satan : faire que des chrétiens, des hommes unis à Notre-Seigneur par le baptême et la communion, vivent en ennemis de la croix de Notre-Seigneur.
Ce miracle-là sera fréquent dans les derniers temps et certainement il n’est pas rare aujourd’hui.
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Aimer la terre, aimer la chair, aimer son plaisir, sa volonté, son goût, son caprice, quoi de plus facile à trouver sur la terre; mais c’est là justement vivre en ennemi de la croix de Jésus-Christ.
En voyant cela, l’Apôtre pleurait; car il reconnaissait par là que dans bien des âmes la Rédemption de Notre-Seigneur était rendue inutile.
Que de larmes il faudrait pour pleurer la perte du sang d’un Dieu!
Nous, du moins, aimons la croix et Jésus cloué à la croix; et puisqu’il y est mort pour donner la mort au péché, travaillons, travaillons à faire mourir en nous le péché.
Seigneur Jésus, crucifié pour nous, faites-nous cette grâce, de mourir au péché et de vivre pour vous seul.